Abus sexuels : le Séminaire de Québec visé dans l’action collective contre le diocèse
Une autre étape est franchie pour les victimes d'abus sexuels du diocèse de Québec : un juge a entériné l’ajout du Séminaire de Québec, du Petit Séminaire de Québec ainsi que de l’Assurance mutuelle des Fabriques à l'action collective. Le cabinet Arsenault Dufresne Wee ne s’est jamais caché de vouloir étendre la portée de son action à des institutions comme celle du Séminaire de Québec. Il estime que le dossier de son cabinet pourrait être prêt à passer à l’étape du procès d’ici la fin de l’année. Cette confirmation par un juge de la Cour Supérieure assure également aux victimes et aux avocats une sécurité financière en cas de victoire. Un reportage d’Enquête en janvier 2024 permettait d'ailleurs de mieux comprendre l’importance qu’aurait l’ajout du Séminaire de Québec dans l’action collective. On y apprenait qu’en 2021, les actifs du Séminaire étaient de près de 140 millions de dollars. Les actifs de l'Archevêché de Québec, eux, sont de l'ordre des 94 millions de dollars. Me Arsenault invite toutes les victimes, notamment celles qui auraient vécu des abus au sein du Séminaire de Québec et du Petit Séminaire, à entrer en contact avec son cabinet. L'avocat Alain Arsenault. (Photo d'archives) Photo : Radio-Canada / Delphine Jung Le nombre de victimes actuelles citées de façon anonyme dans les documents est maintenant de 167. L’avocat estime qu’au moins une trentaine de personnes pourraient signaler leur agression au cours des prochains mois. Le dossier de l’abbé Gilles Noreau est connu à Québec. Maintenant décédé, il a plaidé coupable au début des années 2000 à 7 chefs d’accusation d’agressions sexuelles sur des élèves sur une période de 20 ans environ, à partir de 1965. Des actions racontées par une nouvelle victime permettent de faire des liens plus directs avec le Séminaire de Québec puisque les gestes reprochés auraient eu lieu alors que l'abbé était prêtre-enseignant pour l’institution. Il souligne l'importance pour les victimes d'obtenir une réparation à la suite De son côté, le Diocèse de Québec, par le biais du Mgr Marc Pelchat, réitère qu'il souhaite rendre Aussitôt qu’on a déposé la demande d’action collective, on n’avait pas nécessairement ciblé ces institutions, mais rapidement, des gens nous ont téléphoné, et là, on a compris qu’on devait tenter de les cibler aussi
, explique Me Alain Arsenault en entrevue à Radio-Canada. Plus d’argent pour les réclamations
Avec ce qui se développe, peut-être que le diocèse n’aura pas assez d'argent. Si on ajoute d'autres défendeurs qui ont des moyens, c'est évident que ça peut aider
, poursuit Me Arsenault.
Une autre victime présumée de l’abbé Noreau
Des réactions
Naturellement, on souhaiterait que les abus allégués concernant quelques prêtres du Séminaire n’aient jamais eu lieu et le Séminaire prend très au sérieux ces allégations
, indique par courriel Gilles Routhier, supérieur général au Séminaire de Québec.des torts causés par les quelques prêtres du Séminaire contre qui il y a des allégations
.justice aux personnes blessées et contribuer autant que possible à réparer les torts causés
. Il invite toutes personnes qui auraient subi de tels abus à communiquer avec les avocats.
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